LES MAISONS DU SOLEIL BLEU

LE BARCARES

 

"El Barcarès" mot catalan "refuge des barques"

BLASON DU BARCARES

Le blason du Barcarès rappelle la vocation maritime de la ville de St Laurent de la Salanque, dont elle était le port.

La partie haute est aux couleurs catalanes.

 

Conception de la page

  Le commencement

 Le changement

 Le commerce

 Activités portuaires

 Le début du tourisme

  Il était une fois Le Barcarès

  Il était une fois Le LYDIA

 La période de la guerre 39/45

 Le Barcarès moderne

 Copie J.O. création du Barcarès

 Les maires du Barcarès de 1929 à aujourd'hui

 Démographie

 

Un peu d'histoire

           

Au commencement

CITÉ LACUSTRE HIER

Il y a très longtemps, environ trois siècles avant JC, la légende raconte que les éléphants d'Annibal, se dirigeant vers les Alpes, foulèrent le sable du Lido.

Bien avant l’ère  chrétienne, les marins de Phocée, de Rhodes et de Carthage connaissaient la mystérieuse cité de Pyrène, que mentionnent les textes anciens mais dont on n’a jamais retrouvé de trace.

On la situe, selon les cas, sur l’emplacement de Collioure, Port-Vendres ou Elne. Quand, au début de la seconde guerre punique, Hannibal eut franchi les Pyrénées par les cols de la Perche et du Perthus, il se trouva en face d’un peuple politiquement organisé, les Volsques. Le Carthaginois discuta avec les notables réunis dans l’antique ville de Ruscino, dont les vestiges subsistent entre Canet et Perpignan, et obtint le droit de passage. L’une des clauses du traité prévoyait que pour les délits dont ils se rendraient coupables, les gens d’Hannibal seraient jugés par les femmes de Ruscino. 

Les Romains, cent ans plus tard, occupent la totalité du littoral méditerranéen. Ils rattachent le Roussillon a la Gaule Narbonnaise, exploitent les eaux thermales (ils construisent les bains d’Amélie), élèvent des monuments (dont un temple de Venus a Port – Vendres), colonisent méthodiquement la région. On voit encore leurs divinités en divers lieux : Mercure sur la façade de l’église de Theza et dans une abside de l’église de Saint André de Sorède, Jupiter sur l’autel d’Angoustrine et Apollo sur celui de Pezilla de la Rivière.

Rome s’écroule et les Barbares arrivent. Le roi wisigoth Athaulf tombe, lui aussi, amoureux de sa captive Placidia, fille de Théodose le Grand, et l’épouse a Narbonne. Passent ensuite les Arabes, les Francs de Charlemagne (le souvenir de Roland et de son cheval se retrouve dans les légendes roussillonnaises). Des siècles de guerres et de remous politiques se succèdent.

Cette étroite bande de terre située entre l'étang de Salses et la mer est de tout temps restée insalubre. 

Alors qu'aux alentours du XIVe siècle, les templiers firent assécher une partie du Roussillon et de la Salanque (en particulier en élevant des digues autour de l'Agly), la péninsule était laissée de côté, les moyens techniques de l'époque n'étant pas suffisamment développés pour y permettre un habitat correct.

Dès le moyen-âge, des familles de pêcheurs y vivaient l'été, puis l'hiver venant, il se repliaient vers le village de St Laurent de la Salanque.

Ainsi "El Barcarès" était comme on le retrouve sur des cartes du 18e Siècle " le refuge des barques " de cette commune, où l'on retrouve encore sur d'anciens registres d'actes civils des mentions du type : "Né au Barcarès de cette commune". " Le refuge des barques " accueillait donc les pêcheurs, qui, surpris en mer par la tempête, accostaient en catastrophe en attendant le retour au calme.

En 1780, le Barcarès figurait sur la carte sous le nom de Port de barques. Ce ne fut qu'au cours de ces deux derniers siècles qu'un véritable commerce a pu s'installer.

Tour a tour, rattachée à l’Espagne, à la France, au comte de Barcelone, au royaume d’Aragon, engagée dans la guerre des Albigeois, la province n’est vraiment indépendante que durant la brève dynastie des rois de Majorque (1276 – 1344) dont le palais se trouve à Perpignan.

            

Le changement

Tout commence à changer à partir du XVIIe siècle. .   

Ancienne province de France, espagnole à partir de 1172 (Comté de Barcelone, royaume de Majorque, puis royaume d'Aragon), annexée par la France de 1463 à 1493.

  Les tribulations du Roussillon ne cessèrent qu’en 1659, lorsque le traité des Pyrénées le rattacha définitivement a la France.

En 1659 le traité des Pyrénées est signé, officialisant la frontière non plus à la limite du Fenouillèdes mais sur les crêtes pyrénéennes. 

Le Fenouillèdes, auparavant français, devient le lien naturel entre les catalans et les français. L'économie de la vallée de l'Agly se multiplie, et avec lui les moyens de transport. C'est ainsi qu'un port fut aménagé là où seules quelques maisons légères étaient construites, sur la péninsule.

Sous la dépendance naturelle de St Laurent de la Salanque, ce port verra transiter de nombreuses marchandises  telles le vin, l'huile, les fruits, le poisson... et le sel, denrée réglementée à l'origine d'une révolte en Vallespir.

Barcarès, comme son nom l'indique, fut le Barcarès (en catalan : refuge des barques) de Saint-Laurent de la Salanque, de Canet, Argelès et de Saint Cerbère. Cette partie de la côte battue par les vents et parsemée d'étangs et de marécages n'était guère propice à la présence d'un habitat ancien, seuls quelques groupes de pêcheurs avaient implanté leurs cabanes "Barracas" de " Senills" (roseaux) et vivaient de leur pêche.

  http://www.languedoc-roussillon.culture.gouv.fr/fr/0index/01actu/dossier_ethnologie/cabanes/page5.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Le commerce

Ce ne fût qu'au cours de ces deux derniers siècles qu'un véritable commerce pût s'instaurer. En effet, une certaine sécurité en Méditerranée retrouvée et l'aménagement de l'embouchure de l'Agly offre un abri sûr aux embarcations des pêcheurs. Les balancelles et tartanes à voiles latines peuvent ainsi transporter les vins de Rivesaltes et les poteries de la Salanque vers Sète et Marseille. Cet accroissement maritime va entraîner l'installation d'une batterie de douanes à partir de 1800. Peu à peu les habitations en dur font leur apparition et se groupent autour d'une petite église. Vers le milieu du 19e Siècle on peut y dénombrer quelques petites entreprises artisanales.

L'activité maritime se tourne alors exclusivement vers la pêche en mer au filet dérivant, la pêche littoral à " l'art ", sorte de senne que l'on hale à partir du rivage et la pêche au " boeuf ". A la mauvaise saison, après la campagne de pêche en mer, les marins du Barcarès se replient sur le bord de l'étang pour y pratiquer la pêche à l'anguille.

Au 17ème siècle avec le développement économique de la vallée de l'Agly, ces hameaux de maisons de roseaux "Barracas" furent transformés en port de commerce. Vin, huile d'olive, fruits, poissons et sel étaient conservés, stockés et ensuite transportés par des caboteurs à voile vers Marseille Sète ou Barcelone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        Carte du département en 1650

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte du département en 1850

Malheureusement, un déclin s'amorce avec le développement de Port-Vendres desservi par la ligne ferroviaire Narbonne-Cerbère, puis s'accentue avec le détournement de l'Agly de son embouchure, à un kilomètre au sud du village, sous prétexte que les crues nuisaient aux vignes riveraines, propriétés de quelques notables Laurentins.

Cette étroite bande de terre située entre l'étang de Salses et la mer est de tout temps restée insalubre. Alors qu'aux alentours du XIVe siècle, les templiers firent assécher une partie du Roussillon et de la Salanque (en particulier en élevant des digues autour de l'Agly), la péninsule était laissée de côté, les moyens techniques de l'époque n'étant pas suffisamment développés pour y permettre un habitat correct.

 

 

 

Activités portuaires

Au 19e siècle le Barcarès connaîtra une activité portuaire importante liée au commerce et à la pêche spécialisée. Le Barcarès abritait les ateliers de construction si réputées des "Barques catalanes" qui essaimaient tous les littoraux catalans. De plus, à cette époque, la mode était aux bains de mer. Des nombreuses personnes venaient passer du temps sur ses plages. Cette tradition navale d'une richesse considérable (en construction, en droit maritime et en cartographie.) a  fortement inspiré l'Europe entière au cours des siècle.

Les barques catalanes, appelées "llaguts", ont l'âge de la civilisation méditerranéenne et arborent une superbe voile latine qui leur donne une élégance sans pareil.

D'une simplicité élémentaire, ce gréement fait merveille en Méditerranée depuis la nuit des temps. 

Grecs et Romains l'employaient sur leurs galères, et les pirates barbaresques équipaient leurs barques rapides pour arraisonner leurs ennemis. C'est encore ce système qui est utilisé aujourd'hui sur les fragiles "felouques" du Nil et les "farellas" de Malte.

Le Barcarès 

La plage - le village  - les catalanes


Les barques catalanes se fabriquaient sur la plage ou sur le quai. Elles insufflaient la vie au port, en étaient le poumon et le cœur de la cité.

Se développant peu à peu, le Barcarès devient au XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l'on fabriquait les fameuses barques catalanes "Llaguts".

Le Barcarès 

Départ des catalanes pour la pêche

 

Le Barcarès 

Retour des catalanes

 

 

Après la guerre, ils sont revenus, il y avait les "fugaters" (l'homme qui faisait le feu sur les lamparos).

Jusqu'à là, les pêcheurs d'ici, les "Artmados" avaient toujours travaillé l'été sur la mer et la plage, l'hiver sur l'étang. 

Les premiers "Lamparos" sont arrivés sur Collioure. Les pêcheurs se sont aperçus que l'on attrapait plus de poissons avec les "Lamparos" qu'avec les filets dérivants. Ils ont fait appel aux Espagnols qui pêchaient déjà suivant cette technique.

Ils ont donc cessé de vivre comme il le faisaient depuis des siècles en quasi autarcie.

 

     

 

Du village des pêcheurs au début du tourisme

"Le Mata buros"

1910 - 1950

Le 14 août 1910 est inaugurée  la ligne de chemin de fer  "Le Mata Burros"

Les chemins de fer départementaux, était surnommés ‘’Mata-Burros’’

(qui tue les ânes)

 

 

Début du siècle - Le Barcarès -

La gare

 

Reliant Perpignan au Barcarès, le village (emplacement de la poste), station terminus, elle connaît un véritable élan touristique parallèlement à la vogue croissante des bains de mer.

 

1910

Le Barcarès - Quelques courageuses

 

1910

Le Barcarès Bain de soleil Sur la plage

 

Vers 1930

Le Barcarès Rue Saint - Ange

 

 

Extrait du Journal officiel N° 36 portant création du Barcarès

Le Barcarès est séparé de Saint Laurent de La Salanque à compter du 23 mars1929

                            

La période de la guerre

Au mois de mars/avril 1939, on vit arriver les premiers réfugiés de l'armée républicaine espagnole sur la plage du Lido au Barcarès qui accueillera jusqu'à 60000 réfugiés. 

Le camps de premier accueil construits à la hâte pour abriter les réfugiés a été généralement sommaire et mal équipé, mais que dire des premiers jours, lorsque des trous creusés dans la plage du Barcarès (Lido) étaient les seuls abris contre la tramontane d’hiver.

En avril 1939, soit moins de trois mois après l’édification des premiers camps tous les observateurs conviennent que ce qui pouvait être amélioré l’avait été. En juillet 1939, plus de 150 000 internés en France avaient été libérés et le mouvement devait s’accélérer avec la déclaration de la guerre où l’on admit les réfugiés qui le voulaient à servir dans l’armée française... D’où les terribles représailles quand notre défaite les transforma en otages et non en prisonniers de guerre. La plupart furent alors envoyés dans les camps de concentration nazis où plus de 10 000 disparurent.

En septembre lorsque la guerre éclate, certains réfugiés s'engagent dans le premier régiment de marche des volontaires étrangers. Dorénavant, la mémoire de ceux qui sont tombés, sera préservée à jamais sur le monument qui leur a été dressé au Lido.

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Volontaires étrangers défilant 

  fin 1939 au Barcarès

 

  Ce Mémorial est érigé en souvenir de leur passage. 

Ici se matérialisa en 1939 la volonté farouche de dix mille engagés volontaires étrangers de résister a l'envahisseur, conscients du don de leur vie qu'ils faisaient à la France. 
Ils constituèrent le 21 - 22 - 23 R.M.V.E. ( Régiment de marche des volontaires étrangers )

- L'union Barcarèsienne des Anciens Combattants et Victimes de Guerres

 

Cependant, à l’automne 1940, les tziganes originaires d’Alsace-Lorraine sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, camps créés à l’origine pour accueillir les réfugiés espagnols, les juifs et les " étrangers ressortissants de pays ennemis ". Le premier est dissous à la fin de 1941, le deuxième en juillet 1942, leurs occupants catalogués nomades ont alors été transférés à Rivesaltes (ouvert en 1938, fermé à son tour en novembre 1942).Le 12 novembre 1942, l'occupation allemande au Barcarès met en place un dispositif de défense avec un canal anti-char sur l'emplacement du Grau St Ange, les vignes sont minées, deux blockhaus sont construits en bordure de mer. 

L'armée allemande en août 1944, craignant un débarquement sur les côtes du Roussillon refoula la population  loin de la côte, pour des raisons de sécurité et fit raser les cabanes "Barracas" de la plage et du lac

Ce n'est qu'au début de 1945 que le village retrouvera ses habitants.

 

                

 

Vers une station touristique moderne

                         

C'est dans les années 60, alors que la France connaît une augmentation importante du tourisme avec la révolution des transports, et que la Côte d'Azur sature de plus en plus, que le gouvernement français en place, décide d'étendre de ce côte  de la Méditerranéenne, de Port Camargue à Saint Cyprien, en passant par la Grande Motte, Caron, Cap d'Agde, Gruissan, Port Leucate, et Port Barcarès. 

Lors de l'aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon dans les années 60, le Barcarès, actuellement station balnéaire florissante, n'était encore qu'un petit village de pêcheurs. Toutes les maisons de "Senills" isolées en bordure d'étang furent balayées par les bulldozers.

 

Le 11 juin 1967, à 4 heures 30, le " LYDIA ", arrivait en vue de BARCARES.       

 

Il était une fois Le LYDIA

 

Avec la construction de la route, les ports de Leucate et Barcarès furent creusés.

Les grands travaux débutent dans notre station, sur l'actuel quartier du Lido, en 1968.

Carte Postale du Barcarès en 1970

   

  Le Lydia                            

 

 

Cap Coudalère en 1990

 

 

 

      Cap Coudalère aujourd'hui               

Aujourd'hui Le Barcarès compte 3 863 habitants  (Barcarésiens) pour une superficie de 1 165 hectares et une altitude de   1 mètre au dessus du niveau de la mer.

LES MAIRES DU BARCARES

Jean Amédée GOT

Aimé HENRIC

Joseph CANAL

Albert GOT

Yvon BLANC

 

Claude GOT

Alain FERRAND

Joëlle FERRAND

Alain FERRAND

 

Il était une fois Le Barcarès