"El Barcarès" mot catalan "refuge des barques" BLASON DU BARCARES Le blason du Barcarès rappelle la vocation maritime de la ville de St Laurent de la Salanque, dont elle était le port. La partie haute est aux couleurs catalanes.
Conception de la page
Un peu d'histoire
Il y a très longtemps, environ trois siècles avant JC, la légende raconte que les éléphants d'Annibal, se dirigeant vers les Alpes, foulèrent le sable du Lido.Bien avant
l’ère chrétienne, les marins de Phocée, de Rhodes et de Carthage
connaissaient la mystérieuse cité de Pyrène, que mentionnent les textes
anciens mais dont on n’a jamais retrouvé de trace.
On la
situe, selon les cas, sur l’emplacement de Collioure, Port-Vendres ou
Elne. Quand, au début de la seconde guerre punique, Hannibal eut franchi
les Pyrénées par les cols de la Perche et du Perthus, il se trouva en
face d’un peuple politiquement organisé, les Volsques. Le Carthaginois
discuta avec les notables réunis dans l’antique ville de Ruscino, dont
les vestiges subsistent entre Canet et Perpignan, et obtint le droit de
passage. L’une des clauses du traité prévoyait que pour les délits dont
ils se rendraient coupables, les gens d’Hannibal seraient jugés par les
femmes de Ruscino.
Les
Romains, cent ans plus tard, occupent la totalité du littoral
méditerranéen. Ils rattachent le Roussillon a la Gaule Narbonnaise,
exploitent les eaux thermales (ils construisent les bains d’Amélie),
élèvent des monuments (dont un temple de Venus a Port – Vendres),
colonisent méthodiquement la région. On voit encore leurs divinités en
divers lieux : Mercure sur la façade de l’église de Theza et dans une
abside de l’église de Saint André de Sorède, Jupiter sur l’autel d’Angoustrine
et Apollo sur celui de Pezilla de la Rivière.
Rome s’écroule et les Barbares arrivent. Le roi wisigoth Athaulf tombe, lui aussi, amoureux de sa captive Placidia, fille de Théodose le Grand, et l’épouse a Narbonne. Passent ensuite les Arabes, les Francs de Charlemagne (le souvenir de Roland et de son cheval se retrouve dans les légendes roussillonnaises). Des siècles de guerres et de remous politiques se succèdent.Cette étroite bande de terre située entre l'étang de Salses et la mer est de tout temps restée insalubre.Alors qu'aux alentours du XIVe siècle, les templiers firent assécher une partie du Roussillon et de la Salanque (en particulier en élevant des digues autour de l'Agly), la péninsule était laissée de côté, les moyens techniques de l'époque n'étant pas suffisamment développés pour y permettre un habitat correct.Dès le moyen-âge, des familles de pêcheurs y vivaient l'été, puis l'hiver venant, il se repliaient vers le village de St Laurent de la Salanque.Ainsi "El Barcarès" était comme on le retrouve sur des cartes du 18e Siècle " le refuge des barques " de cette commune, où l'on retrouve encore sur d'anciens registres d'actes civils des mentions du type : "Né au Barcarès de cette commune". " Le refuge des barques " accueillait donc les pêcheurs, qui, surpris en mer par la tempête, accostaient en catastrophe en attendant le retour au calme.En 1780, le Barcarès figurait sur la carte sous le nom de Port de barques. Ce ne fut qu'au cours de ces deux derniers siècles qu'un véritable commerce a pu s'installer.Tour a tour, rattachée à l’Espagne, à la France, au comte de Barcelone, au royaume d’Aragon, engagée dans la guerre des Albigeois, la province n’est vraiment indépendante que durant la brève dynastie des rois de Majorque (1276 – 1344) dont le palais se trouve à Perpignan.Tout commence à changer à partir du XVIIe
siècle. .
Ancienne province de France, espagnole à partir de 1172 (Comté de Barcelone, royaume de Majorque, puis royaume d'Aragon), annexée par la France de 1463 à 1493.
En 1659 le traité des Pyrénées est signé, officialisant la frontière non plus à la limite du Fenouillèdes mais sur les crêtes pyrénéennes.Le Fenouillèdes, auparavant français, devient le lien naturel entre les catalans et les français. L'économie de la vallée de l'Agly se multiplie, et avec lui les moyens de transport. C'est ainsi qu'un port fut aménagé là où seules quelques maisons légères étaient construites, sur la péninsule.Sous la dépendance naturelle de St Laurent de la Salanque, ce port verra transiter de nombreuses marchandises telles le vin, l'huile, les fruits, le poisson... et le sel, denrée réglementée à l'origine d'une révolte en Vallespir.
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Le BarcarèsDépart des catalanes pour la pêche
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Le BarcarèsRetour des catalanes
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Après la guerre, ils sont revenus, il y avait les "fugaters" (l'homme qui faisait le feu sur les lamparos).Jusqu'à là, les pêcheurs d'ici, les "Artmados" avaient toujours travaillé l'été sur la mer et la plage, l'hiver sur l'étang.Les premiers "Lamparos" sont arrivés sur Collioure. Les pêcheurs se sont aperçus que l'on attrapait plus de poissons avec les "Lamparos" qu'avec les filets dérivants. Ils ont fait appel aux Espagnols qui pêchaient déjà suivant cette technique.Ils ont donc cessé de vivre comme il le faisaient depuis des siècles en quasi autarcie.
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Du village des pêcheurs au début du tourisme
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"Le Mata buros" 1910 - 1950 Le 14 août 1910 est inaugurée la ligne de chemin de fer "Le Mata Burros" Les chemins de fer départementaux, était surnommés ‘’Mata-Burros’’ (qui tue les ânes)
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Début du siècle - Le Barcarès -La gare
Reliant Perpignan au Barcarès, le village (emplacement de la poste), station terminus, elle connaît un véritable élan touristique parallèlement à la vogue croissante des bains de mer.
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1910 Le Barcarès - Quelques courageuses
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1910 Le Barcarès Bain de soleil Sur la plage
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Vers 1930 Le Barcarès Rue Saint - Ange
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Extrait du Journal officiel N° 36 portant création du Barcarès

Le Barcarès est séparé de Saint Laurent de La Salanque à compter du 23 mars1929
Cependant, à l’automne 1940, les tziganes originaires d’Alsace-Lorraine sont internés dans des camps de concentration, à Argelès-sur-Mer et au Barcarès, camps créés à l’origine pour accueillir les réfugiés espagnols, les juifs et les " étrangers ressortissants de pays ennemis ". Le premier est dissous à la fin de 1941, le deuxième en juillet 1942, leurs occupants catalogués nomades ont alors été transférés à Rivesaltes (ouvert en 1938, fermé à son tour en novembre 1942).Le 12 novembre 1942, l'occupation allemande au Barcarès met en place un dispositif de défense avec un canal anti-char sur l'emplacement du Grau St Ange, les vignes sont minées, deux blockhaus sont construits en bordure de mer.L'armée allemande en août 1944, craignant un débarquement sur les côtes du Roussillon refoula la population loin de la côte, pour des raisons de sécurité et fit raser les cabanes "Barracas" de la plage et du lac.Ce n'est qu'au début de 1945 que le village retrouvera ses habitants.
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Vers une station touristique moderne
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Avec la construction de la route, les ports de Leucate et Barcarès furent creusés.
Les grands travaux débutent dans notre station, sur l'actuel quartier du Lido, en 1968.
Carte Postale du Barcarès en 1970
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Cap Coudalère
en 1990
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Cap Coudalère aujourd'hui |
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Jean Amédée GOT |
Aimé HENRIC |
Joseph CANAL |
Albert GOT |
Yvon BLANC |
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Claude GOT |
Alain FERRAND |
Joëlle FERRAND |
Alain FERRAND |